Scylia Condamin


Petite, je sentais que le visible n’était pas l’unique réalité. Je découvre « l’énergie », me semble t-il, assez jeune. Je sentais, dans mes mains, une sorte d’énergie vibrante.

En grandissant, les relations corps-mental-esprit me questionnent de plus en plus.

Je m’oriente résolument vers une vision holistique de l’être humain, et m’intéresse au corps en mouvement et à son impact sur les capacités cognitives.

Adepte des salles de sport, je passe des années à les fréquenter, inlassablement, et je réalise, au bout du compte, que j’impose sans cesse des contraintes à mon corps sans lui laisser la possibilité d’exprimer sa sensibilité, son intelligence.

Les arts martiaux, avec le Wing Chun Kung Fu vont m’initier à une pratique corporelle « intuitive ».
Très rapidement, je suis passionnée par cette discipline martiale, et je suis les entrainements avec assiduité, pendant de nombreuses années, et aujourd’hui encore.

C’est pour moi la première occasion d’explorer le corps, ses mouvements, ses formes, ses réactions, ses contraintes, et le contexte du combat me permet de considérer les relations étroites du corps physique avec le corps mental (à la fac, mon sujet de thèse de doctorat portera d’ailleurs sur la compréhension du corps vs la compréhension intellectuelle en situation d’apprentissage d’un art martial, cas d’étude le Wing Chun).

En parallèle, je découvre le Yoga (issu des formes Désikachar, Iyengar, Nil Hahoutoff), qui me semble un très bon complément pour assurer à mon corps et mon esprit, vitalité et équilibre.

Le travail énergétique exploré dans le Wing Chun & le Yoga s’harmonise très bien.

Je commence 3 ans plus tard à enseigner le Wing Chun aux enfants et le Yoga aux adultes.

C’est à cette époque que je pars travailler avec Maurice Daubard, connu pour être le Yogi des extrêmes. Son enseignement me donne l’occasion de me former au Yoga du froid, autrement appelé Toumo.

En 2006, je fais cet incroyable voyage au Tibet, et je découvre les paysages les plus hallucinants, et pars à la rencontre de méditants et de pratiquants de Toumo dont les regards de toute beauté resteront à jamais gravés.

Ce voyage est pour moi une véritable initiation spirituelle. Le Ciel et la Terre, quand on est sur le « toit du monde », imposent le silence et le respect, et la quiétude des monastères appelle au calme et à l’humilité.

 

A mon retour, je poursuis ce chemin d’exploration de l’être, et celui-ci me guide, en 2007, vers ma rencontre avec Eric Baret dont l’enseignement va devenir, pour moi, une véritable révélation.

Cela est d’abord un choc, un vrai bouleversement. Le Yoga du Cachemire, tel que le transmet Eric Baret (qui fût élève de Jean Klein), va profondément modifier toute la compréhension que j’ai du Yoga et me permettre, petit à petit, de m’ouvrir à une tradition qui, pour moi, est sans aucun doute celle qui fait le plus sens.

La pratique de ce Yoga, et depuis quelques années son enseignement, se sont imposés comme une évidence.


 

Au cours de mon parcours, j’ai notamment été formée par Blandine Calais-Germain à l’anatomie pour le mouvement, par Elisabeth de Gasquet au Yoga pré-natal et post-natal, par Micheline Flak (RYE) aux techniques de Yoga dans l’éducation, et j’ai reçu l’enseignement de Shiatsu de Shizuto Masunaga.

A l’heure actuelle, je me forme dans un autre domaine qui me tient à cœur depuis des années : l’alimentation. Elle me semble jouer un rôle essentiel dans notre relation à nous-même et à l’environnement.