Philippe Condamin


Ma rencontre avec les disciplines martiales commence à la fin de l’adolescence avec le Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu de Sensei Sugino Yioshio enseigné par Lionel Oudart à Besançon (ancien élève direct de Yioshio Sugino).

Très rapidement je débute au sein du même Dojo (Académie Indépendante de Bujutsu, Lionel Oudart, Besançon) la pratique de l’Aikibujutsu qui comprend les écoles : Aïkido de Sensei Tamura Nobuyoshi, Aïkibudo de Sensei Alain Flocquet, le Daito ryu, l’une des plus anciennes traditions martiales japonaises, inspirée des travaux de Sensei Minoru Mochizuki puis de son fils Hiroo Mochizuki, ainsi qu’un travail approfondi des liens entre chacune de ces disciplines.

Je débute ensuite la pratique du « Kobujutsu », comprenant la pratique intensive des Kajos de Jojutsu et Jo/ken de l’école « Shinto Muso Ryu », le Kenjutsu du « Kashima Shinto Ryu », le Seitei Iai du « Muso Shinden Ryu » et leurs applications en Yawara Jutsu (techniques martiales de corps à corps une fois désarmé).

 

Je rencontre à la même période le Hatha Yoga des formes Désikachar, Iyengar, Nil Hahoutoff. Je mentionne les yogas car ils ont joué un rôle extrêmement déterminant dans ma compréhension et dans mes recherches sur les disciplines martiales.

Je débute ensuite la pratique du Wing Tsun au sein de l’EWTO sous l’enseignement de Si-Hing Benjamin Bernard (maintenant Si-Fu) puis très rapidement sous la guidance de Si-Fu Hans Olbers à l’époque référant de l’organisation pour toute l’Europe.

Après quelques années je quitte l’enseignement de Hans Olbers pour celui du « Wing Tsun Kung Fu » de Klaus Flickinger, au sein de l’AIWTKF à Strasbourg. Organisation au sein de laquelle je suis tout le cursus de formation à l’enseignement. J’allais faire partie de la première génération d’enseignants.

 

Parallèlement, je débute la pratique de l’Aikido au sein de la FFAAA sous l’enseignement de Michel ERB (Directeur Technique Régional Nord-Est) puis aux côtés de Christian Tissier, Shihan pour la France en lien avec l’AIKIKAI de Tokyo. Et je participerai aux écoles des cadres ainsi qu’aux stages et formations préparatoires à l’obtention du Diplôme d’État d’Éducateur Sportif.

J’ai plus tard participé à l’élaboration d’un programme technique et théorique en Aikibujutsu, Kobujutsu afin d’obtenir une équivalence au Diplôme d’État d’éducateur sportif par le biais de la FSCF (Fédération Sportive et Culturelle de France), tentative qui échouera fatalement quelques années plus tard.

Je rencontre le Yoga du froid « Toumo Tibetain » avec Maurice Daubard ainsi que le Yoga du Cachemire avec Daniel Odier puis avec Eric Baret élève direct de Jean Klein. Ces deux traditions font partie intégrante de ma pratique et vont influencer considérablement ma compréhension des disciplines martiales, en apportant des réponses à mes recherches sur l’implication de l’intellect dans la détente du corps en situation de crise, dans un « combat de survie ».

Plusieurs années plus tard, je décide de mettre temporairement de côté la pratique des armes japonaises ainsi que de quitter toutes les fédérations dont je faisais partie (j’y étais devenu complètement allergique !).

Je concentre alors mon énergie sur ce qui va devenir ma recherche jusqu’à présent, c’est à dire la prise de conscience de la structure corporelle et psychique dans une situation réelle de survie.

Celle-ci va me mener à la pratique du Wing Chun de Si Fu Martin Dragos, et des principes du Systema de Vladimir Vasiliev et du Xingyi quan de Maitre Su Dongchen grâce aux échanges que je réalise avec mon partenaire de pratique Alexandre Hunot (enseignant sur Lyon, fondateur de l’école « les 5 pétales »).

Mes recherches actuelles sont tournées en direction des principes corporels de L’AUNKAI de Sensei Minoru Akusawa, de ceux de Sensei Yoshinori Kono et de ceux de Akira Hino.