Alimentation

Notre recherche sur les arts traditionnels s’inscrit dans une démarche de conscience globale, dans laquelle l’alimentation trouve naturellement sa place.

L’alimentation est un sujet très vaste et très controversé.
Régulièrement les conseils, les régimes, les méthodes changent, pour à chaque fois être celui ou celle qui détient la vérité en terme de bien être et de santé.

 

Pourquoi l’alimentation contribue-t-elle de manière si importante au bon fonctionnement du corps humain ?

Parce-que les aliments sont le carburant du corps. S’alimenter c’est donner au corps l’énergie dont il a besoin pour vivre. Ainsi, du choix des aliments (mais aussi de la manière dont ils sont ingérés : mastication, combinaison alimentaire, diversité, heure des repas etc.) va dépendre la vitalité du corps.


Aliments appropriés et non-appropriés : est-ce que les aliments que je mange sont faits pour être digérés et assimilés par mon corps ?

Tout comme certains carburants ne sont compatibles qu’avec certains véhicules, certains aliments vont être tout à fait appropriés au bon fonctionnement du corps alors que d’autres ne feront que l’encrasser.


Apporter oui, mais éliminer aussi !

La notion d’encrassement est d’une très haute importance. Parce-qu’il faut bien comprendre que le corps doit certes assimiler les éléments propres à son fonctionnement mais il doit aussi éliminer ceux qui ne le sont pas.

Autrement dit, il est aussi important de bien faire entrer, que de bien faire sortir !

Plus un corps se charge de déchets et plus il lui est difficile de bien assimiler les éléments nécessaires à son bon fonctionnement : les organes sont sur-sollicités, l’énergie diminue et l’encrassement va crescendo.

Pendant quelques dizaines d’années, parfois moins parfois plus, le corps va montrer une très grande capacité à “gérer” ce qui lui est donné, même si ce n’est pas adapté à ses besoins. Il va s’arranger pour garder une bonne santé en “bricolant” des stratagèmes de vie, puis de survie. Il va par exemple piocher dans les os le calcium nécessaire à la neutralisation des acides en circulation dans le corps, mais cela au détriment des os qui un beau jour ne seront plus que gruyère.
Un jour, les déchets accumulés ne pourront plus être gérés par le corps, même avec toute sa bonne volonté, et c’est le début d’une avalanche de dysfonctionnements.

Que l’alimentation soit ta première médecine”, disait Hippocrate.

Aujourd’hui, on ne s’étonne plus que passé 50 ou 60 ans la plupart des gens se voit prescrire une poignée de médicaments à prendre quotidiennement : pour “le cœur”, “le diabète”, “le cholestérol”, “la thyroïde”, “l’ostéoporose”, etc..
Mais même si c’est devenu la norme, pour autant, est-ce normal ?


Les aliments oui, mais pas que..


A la nature et à la qualité des aliments ingérés va s’ajouter d’autres facteurs qui vont entrer en jeu dans la digestion : l’environnement du repas (reposant, stressant..), la qualité de la mastication (la mastication est la première étape de la digestion), les horaires des repas etc..
L’alimentation est aussi, bien sûr, une source de plaisir. Prendre plaisir à manger un
aliment est indispensable à sa bonne digestion.


Sommeil & activité physique

La manière de se nourrir s’inscrit dans une hygiène de vie globale et si la manière de s’alimenter est en lien direct avec le bien-être physique et psychique de l’être, le sommeil et l’activité physique jouent également un rôle fondamental. Le corps a besoin de repos, comme il a besoin d’exercices pour fonctionner harmonieusement.


Le terrain

Bien sûr, chaque personne est différente et chacun possède un terrain qui lui est personnel. Ainsi, pour deux personnes, un comportement alimentaire identique ne donnera pas des réactions métaboliques similaires. Non seulement nous possédons tous, à la naissance, un terrain et une vitalité différente, mais à cela s’ajoute le fait que nous avons tous un environnement singulier (famille, travail, amis, loisirs etc.).


Le ventre, notre premier cerveau

On sait que notre ventre est le siège des émotions et qu’il est également notre premier cerveau : on réalise alors combien notre manière de s’alimenter influence nos comportements.
L’être humain mélange bien volontiers besoins physiques, psychiques et affectifs, et de besoin élémentaire la nourriture devient souvent compensation affective, psychologique.
Là encore nous ne sommes pas égaux et chacun va devoir faire avec ses données personnelles.

 

Vers un équilibre alimentaire

Est-ce que ce que je mange me satisfait ? Est-ce que ce que je mange me donne l’énergie dont j’ai besoin ? Est-ce que ce que je mange m’apporte du bien-être ?

Plus que de savoir ce qui est bon pour moi, je veux SENTIR ce qui est bon pour moi. 

Ces questions sont le point de départ d’une démarche de “mieux être alimentaire”, s’inscrivant dans une perception de bien-être global.

Il est important de faire sa propre expérience : parce-que chaque corps, chaque terrain, chaque mode de vie est différent. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre.

 

Adaptation, expérimentation

C’est pourquoi la question de l’alimentation est si complexe, parce-qu’elle s’inscrit dans une totalité. L’individu se pense en entier.

On voit bien alors que l’aliment ne fait pas tout. Mais il n’en reste pas moins qu’il est l’élément vital, pourvoyeur énergétique indispensable à la vie du corps.

Chaque personne concernée par son bien-être a la capacité d’agir, de réagir, de façon à donner à ce corps la nourriture qui lui est adaptée, pour que celle-ci ne soit pas une entrave à son fonctionnement et son épanouissement.